Transferts du foot: combien vaut un joueur ? – Les Echos

Les montants rendus publics à l’occasion des récents transferts de joueurs (Neymar, Mbappé) ont très largement occupé l’espace médiatique des derniers mois. L’importance des sommes affectées aux transferts pose aux financiers la question de leur évaluation. Comment justifier de tels montants ? Répondent-ils à une forme de rationalité économique ou ne sont-ils que l’expression de « l’exubérance irrationnelle » chère à Alan Greenspan et à l’oeuvre cette fois-ci sur le marché des transferts des joueurs ?

Rappelons tout d’abord les facteurs qui conditionnent la valeur financière d’un transfert. En premier lieu, les clubs évaluent le potentiel physique (résistance, vitesse, etc.) et technique (passes décisives, tacles, etc.) d’un joueur. Par ailleurs, certains postes comme les avant-centres sont très recherchés et vaudront donc plus cher, à niveau de performance ou à âge équivalent.

Tout ce qui contribue à la visibilité médiatique du joueur augmentera la valeur de son contrat (sélections en équipe nationale, nombre de « followers » sur les réseaux sociaux, etc.). Ensuite, un transfert repose sur un contrat d’engagement qui est un actif comptable (ce qui est d’ailleurs une des particularités du football). Plus la durée d’engagement figurant dans le contrat est étendue, plus sa valeur sera élevée, car le club dispose de fait d’un droit d’usage plus long.

Voir l’article complet ici.


Henri Philippe, in collaboration with Franck Bancel