Après le scandale Jérôme Kerviel, qui a traumatisé les banques d’investissement à la fin des années 2000, une série documentaire raconte la folle mécanique qui a failli perdre la Société générale. Depuis, les établissements fonctionnent avec des règles quasi militaires.
Ce regard de damné, Jérôme Kerviel l’a encore aujourd’hui, lorsqu’il raconte le jour où il a fait son premier coup financier. Le trader de la Société générale avait pris des positions risquées, misant en cachette sur la baisse des marchés. Il accumulait les pertes, et n’en dormait plus. Ce 7 juillet 2005, le métro de Londres est victime de terribles attaques terroristes. Les marchés s’effondrent, Kerviel encaisse plusieurs millions. Sur le « floor », l’ambiance est à la fête. Le trader a un moment de vertige. Peut-il s’en tirer aussi facilement grâce à un succès obtenu par hasard ? Sont-ils vraiment en train de célébrer un attentat ? « Qu’est-ce que tu fous ?, lui dit son chef. Tes émotions, tu les laisses hors de la salle des marchés. Tu es ici pour bosser. »
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Mais le risque zéro n’existe pas. C’est dans les flamboyants buildings de la City que les derniers problèmes ont émergé. « Les banques y sont soumises à des règles moins strictes depuis le Brexit, et les volumes échangés à Londres sont bien plus importants qu’à Paris ou Francfort, » souligne Nicolas Darbo, associé à Accuracy.
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