Sortir des murs, élargir les horizons ? L’externalisation immobilière, entre contraintes et opportunités de création de valeur

Le 2 octobre, Accuracy a eu le plaisir de réunir Frédéric Durousseau (Directeur général de Clariane Immobilier), Philippe Grasser (Responsable européen des opérations « Real Assets » chez AXA Investment Managers ALTS, groupe BNP Paribas) et Jacques Ehrmann, en présence de nombreux acteurs du secteur immobilier, afin de débattre d’un sujet clé : l’externalisation immobilière.

Sur un marché des transactions qui a encore reculé pour la troisième année consécutive, 15,7 milliards d’euros d’actifs ont tout de même été externalisés dans la région EMEA en 2024.

Face à des taux d'intérêt élevés et à un accès limité au financement, L'externalisation apparaît plus que jamais comme un levier stratégique : alléger ou recentrer le bilan, accélérer la réaffectation des capitaux, repositionner son portefeuille d’actifs…
La typologie des actifs cédés évolue : les bureaux perdent du terrain, tandis que la logistique et l'industrie en gagnent.

Les échanges, animés par Nicolas Paillot de Montabert (Précision), ont permis de dégager deux enseignements clés :

  1. Une vision à long terme est indispensable : Une réflexion approfondie préalable sur les actifs concernés est nécessaire, tant pour garantir la liquidité et l’attractivité vis-à-vis du marché que pour assurer la maîtrise des impératifs opérationnels et des objectifs stratégiques de l’opérateur. Pour l’investisseur, l’équilibre entre le niveau des loyers, la sécurité des flux, la création de valeur à terme et la qualité du patrimoine immobilier s’avère déterminant.
  2. La réussite passe par la flexibilité contractuelle : Cette vision doit se traduire concrètement par des mécanismes contractuels garantissant flexibilité et souplesse, tant du côté des investisseurs que des opérateurs, afin d’assurer une convergence durable des intérêts.

À retenir : l’externalisation immobilière n’est plus seulement une réponse à une contrainte financière. Il s’agit d’un véritable outil de gestion active du bilan, qui ne peut porter ses fruits que s’il est envisagé comme un projet stratégique, en synergie entre les directions financières, immobilières et opérationnelles.