Le secteur du football est régulièrement présenté comme un exemple " d'exubérance irrationnelle " du point de vue de ses pratiques financières (rémunération des joueurs, montant des transferts, etc.). Les clubs de football sont souvent décrits comme peu performants dans leur gestion financière et comme des entités opaques et risquées.
Pourtant, malgré cette image peu flatteuse, l'attractivité du secteur ne se dément pas. De grands clubs européens ont ainsi été acquis par des investisseurs de diverses nationalités, qui ont investi des sommes importantes : Manchester City, Chelsea, le PSG et plus récemment l'Olympique de Marseille, racheté par l'investisseur américain Franck McCourt.
Le club de football serait-il la " danseuse " du financier du XXIe siècle ? Une des manières de faire avancer ce débat serait de mesurer les risques pris par les financiers quand ils investissent dans le football. Quels sont ces risques ? Peut-on les quantifier ? Est-il envisageable de s'en prémunir ? Existe-t-il des gisements de valeur dans les clubs qui sont aujourd'hui sous-estimés ?
David Chollet, en collaboration avec Franck Bancel, Bruno Belgodère