Intelligence artificielle et arbitrage : transparence, traçabilité et responsabilité professionnelle

 

 

L'utilisation croissante des outils d'intelligence artificielle dans le domaine du règlement des litiges offre d'importantes opportunités, mais pose également de nouveaux défis en matière de transparence, de fiabilité et de responsabilité professionnelle.

Ces aspects ont fait l'objet d'une analyse lors d'une récente séance du Groupe de travail sur l'économie numérique et la propriété intellectuelle de l'IICAM, à laquelle il a participé Alberto Fernández Revenga, associé chez Accuracy, aux côtés d'autres professionnels spécialisés dans l'arbitrage et les technologies.

Au cours du débat, Alberto a souligné la nécessité de faire la distinction entre les utilisations auxiliaires de l'intelligence artificielle — destinées à améliorer l'efficacité et le traitement de l'information — et les utilisations substantielles susceptibles d'influencer directement l'analyse, les conclusions ou la prise de décision. Dans ce contexte, il a souligné que l'adoption de ces outils doit s'accompagner de mécanismes permettant de vérifier les résultats obtenus et de garantir la traçabilité des processus suivis.

Il a également rappelé que l'utilisation de l'intelligence artificielle ne remet pas en cause un principe fondamental de la pratique professionnelle : la responsabilité du travail effectué reste indélégable. La supervision par un expert, le jugement professionnel et la capacité à expliquer et à défendre les conclusions tirées restent des éléments essentiels, en particulier dans le cadre de procédures complexes telles que l'arbitrage.

Cette séance a mis en évidence l'importance d'évoluer vers des cadres d'utilisation de l'intelligence artificielle alliant innovation, transparence et rigueur méthodologique, afin de garantir la confiance de toutes les parties impliquées dans les processus de résolution des litiges.

Chez Accuracy, nous continuons à contribuer au débat sur l’impact des nouvelles technologies dans les domaines de l’expertise, de la finance et du règlement des litiges, convaincus que la valeur de l’intelligence artificielle dépendra, dans une large mesure, de la qualité de sa supervision et de la rigueur des critères professionnels qui guident son utilisation.