Comme Victor Hugo l'a fait pour les travailleurs de la mer, nous devons commencer par un hommage à tous les travailleurs de l'information.
Observez le directeur général des données qui expose les différence fondamentale entre "données brutes", "informations" et "connaissances". et nous rappelle la complexité du passage d'une catégorie à l'autre.
Observez le DSI qui mobilise des technologies exponentielles par le biais de plateformes connectées afin de capitaliser plus rapidement sur les actifs numériques et informationnels de l'organisation.
Arrêtez-vous un instant pour apprécier la grâce d'un geste baudelairien. Le data scientist est en train de confondre données avec l'art : Vous m'avez donné votre boue et je l'ai transformée en or", proclame-t-il !
Reprenez de la vitesse avec le décideur, à la recherche d'une forme d'avantage informationnel. Embarquez pour un voyage avec le PDG sur des mers agitées, en emmenant l'organisation sur la voie de transformations difficiles basées sur les données !
Le DRH peut être chargé de créer des parcours dédiés pour attirer et retenir ces profils rares, mais le directeur financier s'intéresse davantage aux multiples formes de valeur des données : économique, financière, utilité, marché, échange... Comment évaluer cet actif incorporel ?
Il est temps de passer à autre chose et d'applaudir ! Sur le devant de la scène, l'homme politique pose des limites au tout numérique et met de l'ordre dans l'utilisation de nos données privées !
Faites de la place pour la réflexion. Derrière le rideau, le philosophe dérange l'ordre de nos vies numériques et défie l'être-données. Le binaire est-il devenu le langage de la vérité ? Est-il possible de traduire toute l'expérience humaine en 0 et en 1 ?
Quand un sujet aussi multiforme que les données mobilise autant de profils et autant de connaissances, de capitaux et de liquidités, d'intelligence et de technique, de matière à argumenter pour et contre... quand cette dialectique donne naissance à autant de richesses et à autant de nouvelles formes de vivre ensemble, c'est parce qu'il y a, au fond, un débat essentiel qu'il faut faire vivre.