Les banques françaises sont mises au défi de trouver le bon dosage entre leur parc d'agences et le " tout à distance ". La banque en ligne suffit-elle à fidéliser les clients ? En desserrant leur maillage territorial, les établissements ne risquent-ils pas de perdre trop de parts de marché ?
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Avec leur toile très dense (50 agences pour 100.000 habitants, contre environ la moitié en Europe), les banques traditionnelles françaises ont longtemps réussi à attirer dans leurs filets la majorité des clients. Mais la donne a changé. En 2024, les champions du numérique emmenés par BoursoBank et ses 8 millions d'adeptes, Nickel, Fortuneo, Revolut et N26 ont capté environ 40 % des nouveaux clients dans l'Hexagone, pointe Nicolas Darbo, associé au sein du cabinet Accuracy.
Ces deux dernières années, les activités de banque de détail en France ont été mises à mal par la remontée des taux, les portefeuilles des établissements étant constitués de prêts à taux fixe et de livrets d'épargne réglementée. Dans un contexte d'amorce de baisse des taux, ce métier a entamé une légère reprise dans l'Hexagone l'an dernier. Le rebond devrait s'accentuer en 2025, notamment parce que le taux du Livret A va continuer sa décrue et que les banques voient les taux moyens du crédit immobilier augmenter. La banque de détail est toutefois confrontée au défi du redressement durable de sa rentabilité.
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