Les litiges dans le secteur de la construction résultent rarement d'un événement isolé. Le plus souvent, ils découlent d'une succession de problèmes qui apparaissent au cours de la réalisation du projet et qui restent en suspens jusqu'à ce qu'ils débouchent sur des réclamations formelles.
C'était l'un des thèmes principaux abordés lors de la Conférence « Construction Week » sur le règlement des litiges aux Émirats arabes unis, organisé par Semaine de la construction au Moyen-Orient, où Mathew Hazenberg, directeur chez Accuracy, s'est joint à des acteurs majeurs du secteur pour analyser les causes profondes des litiges dans les principaux construction projets.
La discussion a mis en évidence le nombre de litiges peuvent être attribuées à des difficultés survenant dès les premières phases d'un projet, notamment un périmètre de travail mal défini, une mobilisation précipitée, des structures de gouvernance inefficaces, des retards dans la prise de décision, un suivi insuffisant et une collaboration limitée entre les parties prenantes du projet.
Les intervenants ont également examiné les conséquences d'une visibilité insuffisante sur les risques liés aux projets. La faiblesse des processus de reporting et le manque de transparence peuvent créer des angles morts dans la gestion, ce qui rend plus difficile l'identification et la résolution des problèmes avant qu'ils ne s'aggravent. De même, les relations au sein d'un projet se détériorent souvent bien avant le dépôt de réclamations officielles, ce qui réduit la capacité des parties à collaborer pour trouver des solutions concrètes.
Tout au long de la discussion, l’importance d’une intervention précoce a été maintes fois soulignée. Pour prévenir efficacement les litiges, il est essentiel de s’appuyer sur une communication ouverte, une gestion proactive des risques et une volonté de traiter ensemble les problèmes naissants. En se concentrant sur les résultats des projets et en veillant à ce que toutes les parties prenantes restent sur la même longueur d’onde, les organisations parviennent souvent à résoudre les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en litiges formels.
Cette table ronde a permis de rassembler un large éventail de points de vue issus du secteur de la construction et du domaine du règlement des litiges, notamment Sean Cameron, Khushboo Shahdadpuri, Alison Eslick et Richard Davies, et a été animée par Julianne Tolentino.