La Matmut rachète la filiale assurance-vie de HSBC ; Abeille vend sa marque d’assurance directe à Allianz ; le groupe VYV rachète le conseiller en gestion patrimoine Patrimmofi ; SMABTP et MACSF consolident leur présence dans la réassurance… 2025 aura vu nombre d’acquisitions dans les différents mondes de l’assurance. Quelle logique stratégique derrière ces mouvements ? Nous sommes allés chercher des réponses chez Accuracy […]
Pourquoi les acteurs de l’IARD sont-ils aujourd’hui en difficulté ? Trois facteurs principaux sont avancés. « Le coût des sinistres a augmenté, poursuit Arthur Chabrol, à la fois du fait du prix des pièces, gonflé par les difficultés d’approvisionnement persistantes, et du fait du coût de la main-d’œuvre, les professions de la réparation étant en tension. La rentabilité du business dommages en est affectée. »
« En parallèle, explique Nicolas Darbo, partner en charge de la practice Services financiers chez Accuracy, les pouvoirs publics faisaient pression contre l’augmentation des primes. Il en est résulté une tension sur les marges qui n’a pas encore complètement disparu. » […]
Pour sortir de l’ornière, les secteurs « dommage » et « santé » de l’assurance disposent d’un nombre limité de leviers. Il y a toujours, souligne Nicolas Darbo, « les hausses tarifaires. En 2025, l’inflation s’est réduite, mais les primes ont pu remonter, ce qui a amélioré les marges ». Et les recettes habituelles que sont « l’optimisation de l’efficacité opérationnelle, la réduction des coûts, via notamment la robotisation et l’IA »[…]
Mais ce n’est pas la seule voie. « Un autre levier est la diversification géographique, hors des frontières françaises », explique Alix Dupuy, directeur chez Accuracy. Une voie largement explorée par les grandes compagnies d’assurance du secteur capitalistique, mais pas seulement. « La MGEN s’est ainsi développée au Portugal, et est devenue le 4e assureur santé sur ce marché. »
Enfin, les acteurs de l’ensemble du secteur se tournent également vers d’autres composantes de la chaîne de valeur de l’assurance. Certains, poursuit Alix Dupuy, « se positionnent sur la réassurance. C’est ainsi que SMABTP et MACSF viennent de finaliser l’achat de 100 % d’Arundo Re », 2e réassureur privé français, après en avoir acquis 75 % en 2023 auprès de la CCR. Et les autres mutualistes français regardent aussi de ce côté. Ou encore, se rapprochent de la distribution, afin de « ne pas avoir besoin d’intermédiaires et d’économiser les “commissions de distribution”. Cela reste encore marginal, mais c’est un axe que l’on voit de plus en plus dans les M&A du secteur, chez Allianz ou chez Axa, par exemple. »
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