Deux nouvelles gigafactorys tentent de relever le défi de produire des panneaux sur le territoire pour contrer l'écrasante domination chinoise. Une étape dans la souveraineté énergétique promue par Bruno Le Maire pour l'horizon 2030. Mais qui s'annonce semée d'embûches.
Ce mercredi 29 mai, dans ses bureaux parisiens, Jan Jacob Boom-Wichers, PDG d'Holosolis, affiche un sourire radieux. "Demain nous signons pour l'achat du terrain d'Hambach (Moselle).
Sur 50 hectares, nous allons construire la plus grande usine de panneaux et de cellules photovoltaïques d'Europe. "Cette gigafactory devrait produire à partir de 2027 jusqu'à 10 millions de panneaux solaires par an. A 800 kilomètres plus au sud, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), la société Carbon vise le même objectif. Nouveaux fers de lance du photovoltaïque en France, ces deux entreprises veulent réaliser ce que les autres industriels n'ont jamais réussi à faire : atteindre la taille critique dans les panneaux solaires pour bénéficier d'économies d'échelle et peser face aux fabricants asiatiques.
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" La reprise par Brookfield matérialise le succès de la boîte et de son équipe dirigeante, mais elle témoigne aussi de l'incapacité des entreprises françaises à trouver des capitaux pour accompagner leur croissance ", pointe Jean-Pascal Pham-Ba, conseiller principal à Accuracy. On peut en effet s'étonner que ni TotalEnergies (dont le PDG Patrick Pouyanné avait déjà racheté Direct Energie à Jacques Veyrat en 2018) ni Engie n'aient sorti leur carnet de chèques pour s'emparer de cette pépite présente dans 16 pays, forte de 8 GW de capacité développée et qui devrait franchir les 10 GW dès 2025. C'eût été une marque concrète apportée à leur changement de modèle.
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